16 mai 2007
Tarkovski, festival de Cannes, etc...
Voilà l'été passé
Comme s'il n'avait jamais existé
L'air est encore doux
Mais cela ne suffit pas
Tout ce qui pouvait arriver
M'est tombé dans les mains
Telle une feuille à cinq doigts
Mais cela ne suffit pas
Ni le mal ni le bien
N'ont existé en vain
Il est clair, mon feu à moi,
Mais cela ne suffit pas
Sous son aile, la vie m'a pris
M'a protégé et sauvé
De la chance elle me donna
Mais cela ne suffit pas
Les feuilles n'ont pas brûlé
Les branches n'ont pas cassé
Le jour est clair comme du verre
Mais cela ne suffit pas
Poème récité par le Stalker dans le film d’Andreï Tarkovski, et retranscrit par Lyaze le 23/10/2006.
Probablement un poème d’ Arseni Tarkovski, père d’Andreï, car celui-ci parsemait ses poèmes dans ses films.
J’ai découvert, dans Télérama, une anecdote étonnante liée à Tarkovski et au festival de Cannes de 1980. J’en ai retrouvé l’histoire (que je copie ici) sur ce site : http://www.cannes-fest.com/an1980.htm
"Stalker de Tarkovski, un des piliers des sélections cannoises, est présenté en film-surprise. Surprenant. En fait les Soviétiques ne voulaient pas le présenter à Cannes.
Les bobines sont donc arrivées avec comme titre "J’irai cracher sur vos tombes", célèbre roman controversé de Boris Vian.
Personne ne savait quel film allait être projeté. Aussi dès les premières images, la délégation d’URSS (reconnaissant le film) est sortie de la salle. Première étape: la cabine de projection (fermée à clé). Donc seconde étape, le bureau de Gilles Jacob. Qui ne voulait que gagner du temps. On fait croire aux russes que c’est du ressort du Président du festival. Qui les invite à boire, et à parler....Le film a donc été projeté dans son intégralité, puisque aucun compromis n’était possible, à l'insu du régime de Moscou."


